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Un message fort pour la transition énergétique

Le Bloc Québécois salue l’intention du président désigné Joe Biden de révoquer le permis de construction du pipeline Keystone XL et entend le féliciter dans une lettre qui lui sera acheminée dans les plus brefs délais. La formation bloquiste espère que cette décision forcera le gouvernement canadien à abandonner le projet une bonne fois pour toute et dénonce du même souffle la volonté des libéraux et des conservateurs de vouloir continuer à aller de l’avant avec le projet.

« L’exploitation du pétrole des sables bitumineux est une véritable catastrophe environnementale, responsable pour l’émission de près de 17 millions de tonnes de CO2 par année au Canada. La réalisation du projet Keystone XL n’aurait fait qu’aggraver la situation », indique Monique Pauzé, porte-parole du parti en matière d’Environnement. À cet égard, la députée déplore le double discours environnemental du gouvernement libéral. « Les libéraux ont décrété l’urgence climatique en juin 2019, mais tout indique qu’on n’arrivera même pas à atteindre nos propres cibles environnementales. Malgré les beaux discours, leurs orientations sont les mêmes que celles des conservateurs », poursuit Mme Pauzé.

Depuis plusieurs années, le projet d’oléoduc profite d’un appui indéfectible tant du côté des conservateurs que des libéraux. Toutefois, il provoque une levée de boucliers de la part des groupes environnementaux, des groupes citoyens ainsi que de nombreuses communautés autochtones. En effet, le projet Keystone XL aurait permis de nouveaux débouchés pour le pétrole des sables bitumineux, favorisant ainsi son exploitation massive.

Soutenir l’économie du 21e siècle Selon le Bloc Québécois, la décision du gouvernement américain devrait servir de signal d’alarme pour amorcer une transformation en profondeur de l’économie canadienne. « La fin du projet Keystone XL est une opportunité pour revoir le modèle canadien, fondé sur l’exploitation des hydrocarbures. On ne peut surtout pas se permettre de manquer le bateau », souligne Kristina Michaud, porte-parole en matière de Changements climatiques, qui estime que la relance économique post-COVID sera l’occasion d’amorcer cette transition.

« Au Québec, on a tous les outils pour être les champions de l’économie verte et servir d’exemple pour le reste du monde, mais, en ce moment, l’obsession pétrolière du Canada freine nos ambitions », poursuit madame Michaud.

S’affranchir des énergies fossiles Le Bloc Québécois déplore le rôle prédominant que jouent les énergies fossiles dans l’économie canadienne, alors que 24 milliards $ ont été investis dans le secteur des hydrocarbures de 2017 à 2020.

« Depuis des années, Ottawa mise presque exclusivement sur l’exploitation du pétrole des sables bitumineux au détriment des énergies de transition. Pourtant, le consensus scientifique est clair : il faut tourner le dos aux hydrocarbures », soutient Mario Simard, porte-parole en matière de Ressources naturelles.

De ce fait, il déplore que l’argent des Québécois serve à financer l’une des sources énergétiques les plus polluantes sur la planète. « Le fédéral doit prendre acte de la crise climatique. La fin de Keystone XL ne doit pas se traduire en mesure de soutien pour l’industrie, ni servir de prétexte pour relancer Énergie Est, ni maintenant, ni dans 10 ans. Il faut d’ores et déjà investir les sommes prévues pour le projet d’agrandissement du pipeline Trans Mountain dans la diversification de l’économie et soutenir davantage les secteurs prometteurs comme la filière forestière québécoise », conclut M. Simard.

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