Ne laissons pas les pêcheurs sur leur faim!

Le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, la députée d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Kristina Michaud, la porte-parole du Bloc Québécois en matière de Pêches, Caroline Desbiens, de même que les députés Marilène Gill et Maxime Blanchette-Joncas, ont rencontré les intervenants régionaux du milieu de la pêche afin de prendre acte de leurs attentes et leurs recommandations face à la crise qui secoue le monde des pêches, mais aussi dans la perspective d’une proposition de politique des pêches pour le Québec et le Golfe du Saint-Laurent. La rencontre s’est déroulée avec pour décor l’annonce décevante des quotas de pêche au sébaste.

« Pour mettre en place une politique des pêches dans le Saint-Laurent qui soit cohérente et efficace, le gouvernement fédéral doit absolument prendre en compte la réalité terrain des principaux acteurs de cette industrie. Or il n’est pas à l’écoute. Nous avons rapidement identifié des enjeux majeurs : les changements climatiques, la surpopulation de phoque dans le Golfe et les quotas accordés aux hauturiers qui affaiblissent le modèle québécois des pêches et ont des effets environnementaux dévastateurs. Dans ce contexte, les quotas octroyés aux pêcheurs du Québec, en particulier les crevettiers dont la pêche est pratiquement suspendue, sont si bas que les navires ne quitteront souvent pas le port et que plusieurs entreprises vont fermer », avise le chef du Bloc Québécois.

« C’est pourtant clair et nous l’avions soulevé lors du Colloque du Bloc Québécois sur les produits de la mer, en novembre dernier : le gouvernement doit inclure les acteurs de l’industrie à la confection d’une politique des Pêches ou d’un cadre de référence. Les pêcheurs connaissent les enjeux et défis qui touchent actuellement ce maillon crucial de notre économie; ils détiennent l’expertise et ont des solutions viables à proposer. Ottawa doit cesser d’improviser et opter pour une approche qui soit plus collée aux réalités des gens qui vivent de cette industrie et qui tienne compte de leurs connaissances », signale Caroline Desbiens.

« Encore une fois, on constate que le gouvernement semble incapable d’opposer des solutions aux problèmes qui touchent le milieu des pêches et de la transformation des produits de la mer. Plusieurs acteurs pensent que le gouvernement ne s’y intéresse simplement pas. Il faut absolument et de façon urgente considérer les pêches dans le fleuve Saint-Laurent et le golfe comme un écosystème complexe et riche s’il est judicieusement exploité, et si on accepte de faire face aux enjeux des pêches intrusives, du loup marin, du climat et de la précarité financière des entreprises. La pêche est le gagne-pain de nombreux Québécois : il faut agir pour préserver ce maillon crucial de notre économie et de l’identité maritime du Québec », conclut Kristina Michaud, députée d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia.

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