Le fédéral abandonne l’industrie des pêches de l’Est-du-Québec

Les trois députés bloquistes de l’Est-du-Québec, Kristina Michaud, Marilène Gill et Maxime Blanchette-Joncas ainsi que la porte-parole du Bloc Québécois en matière de Pêches, Caroline Desbiens, déplorent la fermeture de l’usine de transformation des fruits de mer Fruits de mer de l’Est du Québec 1998 Ltée, située à Matane, et dénoncent le manque de sensibilité du fédéral face à la venue de main-d’œuvre étrangère qui aurait pu sauver l’entreprise.

Royal Greenland a annoncé le 18 mars la fermeture de son usine de transformation de fruits de mer de Matane, laissant une trentaine de Matanais sans emploi. L’entreprise explique sa décision, entre autres, en raison de la baisse continue des quotas de crevettes, l’augmentation des prix côtiers et les bas prix du marché pour la crevette, le crabe et le homard, mais également en raison des défis liés à l’obtention de main-d’œuvre.

« Cette annonce est non seulement dévastatrice pour la trentaine de familles touchées, mais également pour l’emblématique crevette de Matane qui ne sera malheureusement plus transformée chez nous. L’industrie des pêches de l’Est-du-Québec était déjà sérieusement mise à mal et la ministre Lebouthillier et son gouvernement ont échoué à assurer l’arrivée des travailleurs étrangers temporaires dont l’industrie avait besoin. Ils doivent maintenant mettre une cellule de crise en place pour éviter toute autre fermeture », affirme la députée d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Kristina Michaud.

« Dès l’annonce du rétablissement des visas pour le Mexique, les usines de transformation de fruits de mer de l’Est-du-Québec nous ont interpellées et nous avons provoqué une rencontre d’urgence avec le cabinet du ministre de l’Immigration afin qu’il fasse preuve de souplesse envers les travailleurs mexicains, qui devaient arriver chez nous pour l’ouverture de la pêche au crabe qui commence dans moins d’une semaine. Le gouvernement s’est montré fermé, sans aucune sensibilité pour l’industrie. C’est incompréhensible! », s’indigne la députée de Manicouagan, Marilène Gill.

« Lorsque le gouvernement a annoncé le rétablissement des visas, il avait promis qu’il n’y aurait pas d’impact sur les travailleurs étrangers. Force est de constater qu’il a encore lamentablement échoué. L’usine des Pêcheries de l’Estuaire à Rimouski se voit privée de 18 membres de son personnel en raison de cette décision d’Ottawa, qui touche une dizaines d’autres usines dans l’Est-du-Québec. Le fédéral doit faire preuve de souplesse pour éviter d’autres fermetures », indique le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas.

« Il y a un coût et des conséquences bien concrètes aux décisions du gouvernement Trudeau : fermeture d’usine, mise en vente de bateaux côtiers, et détresse financière et psychologique dans l’industrie. Les pêcheries québécoises sont en crise et le fédéral balaie du revers de la main toutes les demandes d’aide pour maintenir les activités. Il doit sérieusement prendre la situation en main, sans quoi son manque de prévisibilité conduira l’industrie des pêches québécoises à sa perte », conclut Caroline Desbiens.

Les députés de l’Est-du-Québec continueront de mettre la pression nécessaire sur le gouvernement fédéral afin qu’il mette tous les efforts à contribution pour veiller à ce qu’il n’y ait pas d’autres fermetures.

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